Voici les premiers projets soutenus par Synerjinov :
QIR, le logiciel qui révolutionne l'imagerie médicale Verticam, la rééducation posturale entre dans l'ère du multimédia Naxagoras Technology, les nano-technologies en action Un système d'analyse LIBS portable, enfin compact et performant PROTEE, le microscope optique nouvelle génération ASCLEPIOS, l'imagerie multispectrale au service de la dermatologie COMPOLIST, les bactéries anti Listeria Cellules Sentinelles, le moyen de contrôle des échantillons REVENGE, la rétroconception de pièce industrielle pour l'énergie Des enceintes de restitution musicale de la plus grande pureté sonore CHECKSEM, la gestion de la connaissance centrée sur l’utilisateur KINBOARD, outil de rééducation fonctionnelle SuPRa-MS, ou l'évolution du kit de diagnostic Neuro-rTMS, procédé de localisation des régions corticales SysCom, Système de Contrôle tout-optique de la polarisation
QIR©, Quantified Imaging Resource, est un nouveau logiciel de traitement d’images d’IRM cardiovasculaire conçu par le Groupe Imagerie Médicale du Laboratoire Le2i (Université de Bourgogne./CNRS), en liaison avec le CHU.
Ce logiciel, déjà utilisé par le service d’IRM du CHU de Dijon, suscite un fort intérêt du milieu médical. Un groupe canadien de distribution de solutions logicielles et d’autres CHU nationaux sont déjà en contact avec le laboratoire. En effet, Qir révolutionne le milieu de l’imagerie médicale par sa spécificité cardio-vasculaire et le nombre d’examens réalisables : volumes ventriculaires, épaisseur du myocarde, fraction d’éjection, perfusion myocardique, étude de l’aorte thoracique et abdominale…
De plus, la possibilité de traiter les données de façon manuelle, semi-automatique ou automatique et la réalisation de toutes les étapes, de la sélection d’images à l’impression des résultats, en moins de quinze minutes, ainsi que la facilité d'utilisation du logiciel, sont des avantages pour l’utilisateur qui séduisent les services d’imagerie médicale.
Synerjinov, qui a soutenu le chercheur dans la maturation du logiciel, est actuellement à la recherche d’un partenaire industriel pour sa distribution dans le milieu médical.
Les problèmes d’équilibre et de verticale posturale sont de plus en plus nombreux, notamment chez les personnes ayant subi un accident vasculaire cérébral. Le service de rééducation du CHU de Dijon a collaboré avec le laboratoire Le2i (Université de Bourgogne/CNRS), afin de créer un dispositif de mesure et de rééducation de la verticale posturale par rétro-information, grâce à une caméra performante.L’innovation majeure du dispositif Verticam est la conception d’une chaîne de mesure intégrée, simple et peu encombrante proposant au patient, via un logiciel, des exercices de rééducation.
Ce dispositif original a éveillé l’intérêt de la presse et des industriels du domaine de la rééducation fonctionnelle et de l’analyse du mouvement. Des discussions sont actuellement en cours avec deux industriels français implantés dans la distribution de dispositifs médicaux. La fabrication du système sera prise en charge par la start-up dijonnaise EyeNetics.
Synerjinov a soutenu financièrement le dépôt du brevet, la validation clinique et l’amélioration du dispositif et de ses performances grâce au recrutement d’un ingénieur. Le programme accompagne actuellement les porteurs de projet dans la recherche de partenaires et la négociation des conditions de transfert.
Réalisation du prototype d’une tête de balayage SNOM avec visualisation intégrée de la sonde et de l’échantillon
Le projet concerne le transfert du savoir faire de l’Equipe Optique de Champ Proche de l’ICB, se rapportant à un microscope à balayage en champ proche optique (SNOM, Scanning Near Field Optical Microscope) en vue de son industrialisation.
La spécificité du microscope développé réside dans le fait qu’il a la propriété d’être très versatile en terme d’utilisation (mode d’illumination, de détection…) car il a été tiré partie d’une configuration utilisant tout le plan situé autour de l’échantillon pour l’illumination et la détection du champ proche comme du champ lointain.
Ce montage vient compléter le catalogue des microscopes commerciaux de type SNOM existant en rajoutant la flexibilité qu’ils n’ont pas du fait de leur conception verticale et non horizontale comme le nôtre. Ce microscope aura aussi la possibilité de fonctionner avec toutes les électroniques de gestion des signaux existant sur le marché
Le diagnostic des dermatoses est clinique (parfois histologique) et ne nécessite généralement pas de techniques complémentaires. En revanche, leur suivi standardisé repose encore sur des outils très imparfaits : scores (semi quantitatifs et très subjectifs), photographies (très peu reproductibles car dépendant du matériel et des conditions d’éclairage).
Une coopération entre le Le2i (UMR uB/CNRS) et le service de Dermatologie au CHU de Dijon a permis le développement d'un système non invasif d'acquisition et d'analyse d'images multispectrales appliqué à la dermatologie. L’objectif du système est de déterminer les longueurs d’onde utilisables pour un suivi quantitatif objectif de l’intensité d’une dépigmentation ou d’un érythème (comparaison peau saine / peau lésée à un instant donné, comparaison en une même zone au cours du temps).
Ses principales applications sont l’analyse des tumeurs pigmentaires, qui représente un problème de santé publique (le mélanome cutané est une tumeur mortelle en l’absence de diagnostic précoce, dont l’incidence double tous les dix ans) et l'étude des dermatoses inflammatoires, pigmentaires et vasculaires. Mais il peut aussi être applicable par les industries cosmétiques...
La consommation de fruits et légumes contaminés par le pathogène intracellulaire Listeria monocytogenes a précédemment conduit au déclenchement de plusieurs épidémies
Lorsque L. monocytogenes est véhiculée dans le sol par des amendements organiques, le pathogène peut survivre pendant de longues périodes dans le sol enrichi (Watkins et Sleath, 1981 ; Jiang et al., 2004). Le transfert des pathogènes sur les plantes peut avoir lieu par contact direct avec le sol contaminé ou par le biais d’éclaboussures, comme cela a été montré sur le persil avec Listeria innocua (Girardin et al., 2005).
Le laboratoire de Microbiologie de l’Université de Bourgogne a étudié l’impact de la microflore endogène sur la survie de L. monocytogenes en milieu modèle simplifié (« thé » de compost). Il a constaté que la microflore endogène du compost jouait un rôle primordial dans l’inactivation de L. monocytogenes. Une capacité inhibitrice importante à l’égard de L. monocytogenes a été mise en évidence pour 3 des souches testées.
Un projet de brevet avait commencé à être rédigé, mais il a été stoppé en raison de problème de répétabilité. Le fonds de maturation Synerjinov va permettre de financer la sous-traitance d’une étude de validation des résultats afin de poursuivre le dépôt et de pouvoir concéder une licence d’exploitation. Le projet étant au cœur des préoccupations environnementales, les sociétés de gestions des déchets seront ciblées. Certaines ont déjà montré leur intérêt.
Les Centres de Ressources Biologiques conservent un très grand nombre d’échantillons dans l’azote liquide, ou en vapeur d’azote. Cette méthode est optimale, cependant l’accès aux échantillons tout au long de la période de conservation entraîne une remontée en température dont la répétition peut être délétère. Aucun outil n’est proposé pour vérifier la maîtrise de qualité durant cette phase et peu de travaux ont été consacrés à l’effet, sur les échantillons, de la remonté en température.
Le CRB F. Cabanne a identifié différents marqueurs biologiques permettant de détecter et de quantifier l’impact de stress contrôlés sur des cellules « sentinelles ».
Le financement Synerjinov permet d’étudier :- Quelle est l’influence de la typologie des stress thermiques sur les marqueurs déjà caractérisés ? - Quelle est l’influence de la géométrie des dispositifs de conservation sur les marqueurs déjà caractérisés ?
Ce projet a été baptisé "REVENGE", acronyme de REVerse ENGineering for Energy. Il traite de la rétroconception de pièces industrielles pour le secteur de l'énergie. La rétroconception (traduction de l'anglais reverse engineering) consiste à mettre en œuvre une chaîne complète de procédés pour concevoir une nouvelle pièce à partir d’une pièce physique existante. Elle est utilisée en industrie pour résoudre les problèmes suivants :- Manque ou absence de documentation technique : plans, modèles numériques, …- Absence de fournisseur pour des pièces usées ou détériorées- Analyse des produits concurrents ou optimisation des produits internes
Il n’existe à ce jour bien souvent qu’une réponse partielle au problème de la rétroconception. La réponse est partielle car le prestataire n’est pas en mesure de couvrir toute la chaine de procédés. Pour proposer une réponse à cette demande, il est nécessaire de maîtriser une chaine complète qui nécessite de multiples compétences. Le savoir faire à mettre en œuvre relève de l’acquisition de données, du traitement de l’information, de la CAO, du génie logiciel et du génie mécanique. Des équipements matériels de mesure tridimensionnelle ainsi que les suites logicielles associées au traitement des données sont également nécessaires. L’objectif à moyen terme est la création d’une entreprise de prestation de service en rétroconception de pièces industrielles.
Ce projet, porté par Daniel Dumay, professeur d'acoustique à l’ENSAM de Cluny, concerne l’étude, la réalisation et la mise au point d’un prototype d’enceintes acoustiques innovantes à 3 voies, de très haute fidélité de reproductibilité musicale, en perspective d’une commercialisation mondiale du produit, sur un marché de niche.
L’objectif du porteur de projet à moyen terme est de créer une société qui commercialisera ces enceintes en s’appuyant sur un réseau de prestataires issus en grande partie de Saône et Loire. La diffusion et la vente proprement dite serait assurée par une société de Belfort.
Aujourd’hui, les web et les outils informatiques permettent de générer de nombreuses données. Mais il n’existe aujourd’hui pas d’outil performant pour gérer ces données qui proviennent souvent de sources hétérogènes multiples et produites dans un contexte relatif à des connaissances spécifiques d’utilisateurs / générateurs multiples.
Les techniques utilisées sont la modélisation sémantique, l’indexation sémantique, la qualification sémantique et l’optimisation par la sémantique. Cette approche permet de qualifier des objets informatiques (images, 3D, texte,…) en fonction des connaissances métier spécifique.
Kinboard est un outil initialement conçu pour optimiser la pratique de la neurochirurgie éveillée. Désormais il s’applique à l’évaluation des capacités fonctionnelles de patients neurologiques de manière très générale. Sachant que la majorité des tests neurologiques actuels sont souvent qualitatifs et globaux, cet outil est un complément qui permet d’évaluer finement et avec des critères quantitatifs complémentaires, les déficits des patients, pour assurer un suivi précis de l’évolution de la maladie, du handicap ou de mesurer l’efficacité de la rééducation. Les domaines d’applications possibles sont larges : patients post AVC, traumatisés crâniens, handicapés moteurs en rééducation, etc. Kinboard se positionne comme la réponse aux besoins d’amélioration des systèmes actuels.
Une validation clinique est prévue dès la livraison du prototype au cours de l’automne 2010. Celle-ci sera financée en partie par l’aide provenant de l’Association de Recherche sur le Cancer (ARC). Le fonds de maturation Synerjinov a permis la réalisation d’une étude de marché, et va financer un ingénieur pendant un an, afin qu’il optimise le logiciel inclus dans l’outil Kinboard. Pour finir, une étude d’antériorité et de brevetabilité sera réalisée en octobre 2010.
L’objectif principal du projet SuPRa-MS, est de pouvoir, en multiplex et à partir d’échantillons biologiques complexes, à la fois capturer et quantifier des entités biologiques (depuis les protéines et variants protéiques aux sous-populations cellulaires) par la technologie SPR et SPRi et de caractériser ces différentes entités par spectrométrie de masse. Cela nécessite un processus en 4 étapes :
Création de « puces à anticorps » sur lesquelles sont greffés des anticorps spécifiques des éléments d’intérêts. Utilisation des technologies SPR et SPRi, permettant de suivre l’interaction en temps réel entre les entités biologiques présentes dans l’échantillon biologique analysé et les familles d’anticorps greffées à la surface des puces. Analyse des échantillons capturés, par spectrométrie de masse, directement sur la puce. Analyse des données pour caractériser les éléments biologiques capturés (identification et caractérisation via les bases de données existantes) et/ou pour l’analyse comparative des profils de digestion obtenus lors d’une étude clinique (analyse statistique des données à grande dimension).
Ce projet interrégional (Bourgogne/Franche-Comté) a pu bénéficier à la fois du financement du fonds de maturation Synerjinov, et celui de Maturation Franche-Comté. Deux ingénieurs vont ainsi pouvoir être recrutés. Pour finir, une étude de marché sera réalisée, puis la brevetabilité et la liberté d’exploitation seront analysées, afin de déposer un brevet dans les plus brefs délais.
Un neuronavigateur est un outil, utilisé en routine par les neurochirurgiens, mais que l’on voit peu à peu apparaître dans les services de psychiatrie. Associé à la rTMS (Stimulation Magnétiques Transcrâniennes répétitives), celui ci permet de visualiser en temps réel et sur l’IRM de chaque patient, la position du champ magnétique appliqué en surface du cortex. Il permet donc d’envisager des stimulations magnétiques très précises sur des cibles corticales prédéterminées. L’utilisation des neuronavigateurs génère toutefois un nouveau besoin. En effet, s’ils permettent de visualiser le cortex cérébral et de positionner les cibles de stimulation, ils ne permettent pas de repérer les zones thérapeutiques à cibler et propres à chaque patient.
L’équipe du projet propose un logiciel qui permet de visualiser aisément et d’adapter à chaque patient, une cartographie cérébrale de référence (dite de Brodmann) sur les IRM de ces mêmes patients en vue d’un traitement par rTMS.
Le fonds de maturation Synerjinov va permettre de financer l’étape d’automatisation des protocoles actuels. Cela permettra, à terme, la création d’un logiciel simple d’usage, facile d’accès et à l’interface utilisateur agréable.
Il s’agit d’une rupture technologique complète vis-à-vis des systèmes actuels de contrôle de la polarisation basés essentiellement sur des systèmes opto-électroniques à boucles de rétro-contrôle. L’invention permet d’imposer à un signal optique ayant une polarisation quelconque, une polarisation fixe bien définie, et ce indépendamment de sa polarisation initiale.
Ce système agit à puissance optique constante et de manière tout-optique. Le temps de réponse est donc bien inférieur à celui des systèmes stabilisant la polarisation via un système de rétro-contrôle électronique. Le coût de l’invention devrait être bien inférieur aux solutions opto-électroniques complexes existantes.
Plus généralement, cette invention permet d’envisager la polarisation, non plus comme un degré de liberté indésirable, mais comme un paramètre ajustable et contrôlable, ouvrant la voie à de multiples applications optiques, au même titre que l’amplificateur eut contrôlé le nombre de photons. L’invention permet d’envisager d’augmenter les performances des systèmes de télécommunication par fibres optiques en relâchant les contraintes vis-à-vis de la polarisation.
Plus globalement, l’invention permettra d’accélérer la tendance à des réseaux plus transparents (tout-optiques) en facilitant la migration des réseaux de communication vers des technologies à circuits optiques intégrés, aujourd’hui fortement dépendants de la polarisation du signal d’entrée.
Le fonds de maturation Synerjinov va permettre de mettre au point un démonstrateur et de réaliser une étude de marché.